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Zoom Métier : elle les fait tourner chèvre

Une carrière professionnelle s’achève et une autre démarre. Loïc, 59 ans, technicien ruminants, et Julia, 20 ans, apprentie, partagent le même intérêt pour le genre caprin. Une activité que la Coopérative entend bien développer.

« La chèvre est un petit animal fort sympathique qui mérite que l’on s’y intéresse » lancent, avec un clin d’œil complice, Loïc et Julia. Voilà quelques semaines maintenant que le tuteur et son apprentie sillonnent la campagne en visite d’élevages laitiers, mais aussi caprins. « Depuis que je suis arrivé au Gouessant, il y a 11 ans, nous avons développé une clientèle et une gamme d’aliments pour chèvres. Le service Ruminants a la volonté de pérenniser et de développer cette activité en proposant une véritable expertise dans ce domaine. C’est dans cet objectif que Julia a été recrutée en contrat de professionnalisation » explique Loïc qui voit, dans cette décision de la direction, une forme de reconnaissance du travail accompli.

« J’ai eu le déclic »

Originaire de Vendée, Julia a enchaîné un Bac S et un BTS Productions Animales. Elle complète actuellement son parcours de formation par un certificat de spécialisation technicien en élevage caprin qu’elle suit par alternance au CFPPA de Melle (Deux-Sèvres). « J’ai eu le déclic quand nous avons réalisé des pointages sur les chèvres. Cet animal m’attirait. J’ai choisi alors de compléter mes connaissances, ceci d’autant qu’il y a peu de spécialistes dans cette production. Je me suis dit qu’il y avait une place à prendre » raconte-t-elle. À la fin de l’été, Julia sera l’une des rares techniciennes caprines du Grand Ouest. Pour l’heure, elle n’a pas la prétention de donner des leçons. Bien au contraire ! « J’acquiers du vécu avec Loïc. Il me transmet l’expérience et le savoir-faire technique du métier. J’aime beaucoup le contrat pro qui me permet d’appliquer ce que j’ai vu en cours, tout en me confrontant aux réalités de terrain. »

« S’adapter et progresser »

Dès son arrivée au Gouessant, Julia a réalisé une enquête auprès des éleveurs caprins pour mieux cerner leurs besoins. « J’étais en autonomie complète. J’ai appris à conduire un entretien. J’ai découvert différents systèmes d’élevage sans la pression commerciale. C’était hyper formateur. » La jeune femme a pu ainsi mesurer « les attentes fortes des éleveurs en matière de suivi technique et de réactivité » ce que Loïc résume ainsi : « pas de blabla, du résultat ! Les éleveurs d’aujourd’hui sont, pour la plupart, parfaitement formés et informés. Les techniciens ne détiennent plus à eux seuls le savoir comme par le passé. Il faut en permanence se remettre en cause, apprendre et comprendre pour pouvoir proposer des voies d’amélioration dignes d’intérêt. En résumé, il faut s’adapter et progresser. » Loïc tirera sa révérence fin juillet après une carrière professionnelle dense et riche au contact des éleveurs. Son conseil à Julia ? « N’oublie pas que l’important, c’est les gens. L’écoute et l’empathie sont primordiales pour réussir dans ce métier. »

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