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Le « DEPHY » se poursuit

Le ministère de l’agriculture renouvelle sa confiance à la Coopérative Le Gouessant et à son réseau de fermes pilotes Dephy pour poursuivre l’expérimentation de pratiques alternatives à l’utilisation de produits phytosanitaires. Entretien avec Pierrick S., Responsable Agroenvironnement qui anime ce groupe d’agriculteurs pionniers.

Le Gouessant vient d’obtenir son renouvellement dans le dispositif officiel des fermes DEPHY ? De quoi s’agit-il ?

Pierrick Sorgniard : « la Coopérative a mis en place, en 2012, un groupe DEPHY. Il est composé de 12 exploitations pilotes basées dans la baie de Saint-Brieuc. Cette initiative, qui s’inscrit dans la perspective du plan Écophyto 2025, vise à tester des méthodes alternatives à l’usage des produits phytosanitaires. La première période d’expérimentation s’achevant, nous avons déposé une candidature pour le second volet du programme allant de 2016 à 2020. Elle a été retenue à la fin de l’été, faisant de la Coopérative Le Gouessant, la seule représentante des organisations économiques bretonnes dans ce dispositif officiel à ce jour. Ce dispositif compte 240 groupes en France dont une douzaine en Bretagne. »

Pourquoi la Coopérative poursuit-elle cette démarche ?

« La Coopérative s’est intéressée très tôt aux questions environnementales. Cette démarche donne du sens à l’évolution de l’agriculture telle qu’elle est souhaitée par nos concitoyens. le réseau DEPHY est un lieu d’échanges privilégiés dans le groupe et entre des groupes qui développent des idées et des visions différentes autour de thèmes majeurs comme la santé, la qualité de l’eau et de l’air, le maintien de la biodiversité… Nous sommes tous acteurs de l’espace rural que nous laisserons aux générations futures. Le partage d’expériences est enrichissant. nous testons des méthodes concrètes pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires, tout en maintenant la marge, condition sine qua non à la pérennité des exploitations agricoles. »

Quelles actions avez-vous menées jusqu’ici ?

« Les actions qui fonctionnent bien sont d’ordre agronomique :

  • Gestion des couverts végétaux ;
  • Modification des rotations ;
  • Choix des espèces et des variétés ;
  • Faux semis ;
  • Binage ;
  • Semis sous couverts…

Pour l’heure, les produits de biocontrôle efficaces se font attendre. Nos essais se concentrent actuellement sur les biostimulants, substances d’origine naturelle qui renforcent l’immunité des plantes et leur permettent de se défendre contre des ravageurs potentiels. »

Quels axes comptez-vous creuser à l’avenir ?

« Nous allons poursuivre les observations autour de la vie du sol avec des comparaisons entre des parcelles en herbe depuis plus de 10 ans et des parcelles cultivées afin de montrer l’impact du travail du sol et des produits phytos sur la présence des différentes familles de vers de terre. Nous suivrons également des éléments de biodiversité (plantations, bandes enherbées, familles de pollinisateurs…) ainsi que l’évolution des flores de mauvaises herbes en blé et maïs dans la rotation. »

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