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Le bien-être sert les performances

« Grâce à ma nouvelle stabulation, j’ai gagné en souplesse et en efficacité du travail. Le matin, je peux déjeuner avec mon épouse et nos 3 enfants. C’est pas beau la vie ? Il ne reste plus qu’à faire remonter le prix du lait ! » s’exclame Guillaume Prioux-Richard. Cet éleveur mayennais a investi dans un bâtiment économe à ossature bois, équipé d’un robot de traite.

Comme ses parents et arrière-grands-parents, Guillaume a « l’élevage dans la peau. Nous sommes paysans de père en fils depuis 5 générations. Ce beau métier devrait nous permettre de gagner notre vie. Ce n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui puisque le prix du lait ne couvre pas du tout mon prix d’équilibre… ». Loin de baisser les bras, le jeune éleveur, d’un naturel optimiste, s’attache à faire progresser ses résultats d’exploitation, tout en préservant la qualité de vie familiale. « Mon épouse est fleuriste à son compte. Elle a, comme moi, un métier très prenant. Nous arrivons néanmoins à nous ménager du temps avec les enfants en nous organisant au mieux. Partager des moments en famille est indispensable à notre équilibre. »

Un bâtiment de style suisse

Après une longue réflexion sur la nécessité de moderniser l’exploitation, Guillaume a investi dans un bâtiment économe pour loger ses 65 vaches. « Je le souhaitais ouvert, lumineux et bien ventilé pour le bien-être du troupeau, mais aussi fonctionnel pour gagner du temps et être efficace. » Il confie avoir eu « un coup de cœur » pour le concept Stabeco, mis au point par la SARL Roiné en partenariat avec l’Idele.

La stabulation de style suisse, à ossature bois avec décrochage des toitures au-dessus des couloirs d’exercice, est en système tout lisier. Elle abrite 68 logettes et un robot de traite Lely. Guillaume a installé, face au couloir d’alimentation exposé sud-est, un filet brise-vent dont l’ouverture est automatisée grâce à une station météo. Il a aussi disposé des brumisateurs tout au long de la table d’alimentation pour limiter le stress thermique lors des épisodes de forte chaleur. Il a équipé les logettes de sangles, plutôt que de barres d’arrêt au sol et au garrot, car « j’estimais ce système moins traumatisant. »

L’investissement global, robot et fosse compris, lui revient à 6 000 euros la place.

+ 1 300 kg de lait standard

Pour amortir ce nouvel outil de travail, Guillaume vise un bon niveau de performances. Il s’en donne les moyens avec une ration équilibrée, adaptée au stade de lactation. Elle se compose de 15 kg de matière sèche d’ensilage de maïs, 2 à 3 kg d’enrubannage ou de Rumiplus, 2,5 kg de tourteau de colza, des minéraux, des levures et du sel. Les vaches reçoivent au robot des aliments haut de gamme mis au point par la R&D Le Gouessant : Cartalim base soja (correcteur azoté), Star Boost Pic (VL 5 litres enrichie en matières grasses protégées et Métasmart, méthionine rumino protégée) et Star NRJ paroi.

Grâce au confort des animaux et à une alimentation équilibrée, la moyenne d’étable a progressé de 1 300 kg (lait à 7 %) depuis la mise en service du bâtiment, début décembre 2015. Elle s’affiche à 10 660 kg de lait à 39,2 de TB et 31,8 de TP, pour une consommation totale de concentrés limitée à 170 g/kg de lait. « L’été dernier, la production s’est maintenue à 35 kg/VL. En journée, les laitières étaient bien dans le bâtiment, et je leur permettais de sortir en prairie la nuit » résume Guillaume. L’éleveur a été formé à bonne école par ses parents producteurs laitiers et son beau-père, éleveur de porcs. « Le salariat en porc m’a appris la rigueur technique et l’aspect rationalisation des tâches. »

Carte d’identité

Dénomination : EARL de La Marcherie, Bourgon, Mayenne.

Moyens de production :

  • 65 vaches laitières Prim’ Holstein pour une référence de 600 000 litres (laiterie Sodiaal) ;
  • 65 hectares de SAU dont 24 ha en maïs, 18 ha de céréales, 23 ha en prairies.
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