Les Dossiers

Le Gouessant participe aux Etats Généraux de l’Alimentation

Les États généraux de l’alimentation donnent le top départ « d’une réforme sans précédent de l’agriculture française » a annoncé le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Stéphane Travert, lors de sa conférence de presse de rentrée. Explications sur cette vaste consultation publique qui, avec la future PAC, va conditionner l’avenir de l’agriculture et des activités qui y sont liées.

Qui est à l’origine des États généraux de l’alimentation ?

« Le Président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé les États généraux de l’alimentation en juin dernier. Ils ont été officiellement ouverts, par le Premier ministre et le ministre de l’Agriculture, le 20 juillet. Ils démarrent par une grande consultation publique et quatorze ateliers, associant les différentes parties prenantes du débat. »

Pourquoi organiser des États généraux de l’alimentation ?

« Le Gouvernement affiche 4 objectifs :

  •  relancer la création de valeur et en assurer une répartition équitable
  • permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes
  •  accompagner la transformation des modèles de production afin de répondre davantage aux attentes et besoins des consommateurs
  • promouvoir des choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable.

Les États généraux de l’alimentation permettront également de clarifier la position de notre pays dans le cadre des négociations de la future PAC, dont la Commission européenne présentera les contours en 2018. »

Qui est concerné ?

« Nous sommes tous concernés en tant que ‘consom’acteurs’. Les citoyens sont appelés à participer à la consultation publique. Les représentants des agriculteurs, des pêcheurs, des industriels, des distributeurs, des consommateurs, des ONG, de la santé vont débattre, en ateliers nationaux et régionaux, aux côtés des services de l’État, de la fin août jusqu’à la fin novembre. Les synthèses des ateliers et de la consultation doivent nourrir l’agenda des solutions d’ici mi-décembre. »  

Rémi Cristoforetti, Directeur Général Groupe Le Gouessant

REMIconventionsalariés2017 179.1Pour le directeur du Groupe Le Gouessant, le monde agricole et ses partenaires doivent profiter des États Généraux de l’Alimentation pour faire partager au plus grand nombre leur vision de l’agriculture de demain.

Que pensez-vous des États Généraux de l’Alimentation ?

Rémi Cristoforetti : « Dans une première intention, on ne peut que louer cette initiative participative. Attention, cependant à ne pas réduire l’agriculteur à un simple fournisseur de l’alimentation ! Son rôle va bien au-delà. Il est économique, social et environnemental, ce que certains ont tendance à oublier. L’agriculteur ne doit pas être une variable d’ajustement à la merci de la réglementation, des distributeurs et des consommateurs. C’est un acteur majeur, plein et entier de la vie des territoires. »

 

La Coopérative Le Gouessant compte-t-elle s’impliquer dans le débat ?

« Bien sûr. Nous saisissons l’occasion qui nous est donnée de prendre la parole car, si nous ne le faisons pas, d’autres le feront à notre place. Le Gouessant participe aux États Généraux de l’Alimentation par la voix de Coop de France. Nous sommes présents dans des ateliers qui vont nourrir les propositions et mettre en lumière la singularité du modèle coopératif pour l’avenir de l’agriculture. »

Que conseillez-vous aux adhérents et salariés du Gouessant ?

« Prenez la parole, partagez vos idées en ligne et votez sur les propositions émises au cours de la consultation publique. Un homme, une voix : n’est-ce pas là le principe fondamental de la coopération ? »

1er chantier : La création et la répartition de la valeur

  • Atelier 1 Mieux répondre aux attentes des consommateurs en termes de qualités nutritionnelles et environnementales, d’ancrage territorial, de bien-être animal et d’innovations.
  • Atelier 2 Développer les initiatives locales et créer des synergies.
  • Atelier 3 Développer la bio-économie et l’économie circulaire.
  • Atelier 4 Conquérir de nouvelles parts de marché sur les marchés européens et internationaux et faire rayonner l’excellence du modèle alimentaire et le patrimoine alimentaire français en France et à l’international.
  • Atelier 5 Rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs.
  • Atelier 6 Adapter la production agricole aux besoins des différents marchés et aux besoins des transformateurs.
  • Atelier 7 Améliorer les relations commerciales et contractuelles entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs.

2e chantier : Une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous

  • Atelier 8 Assurer la sécurité sanitaire de l’alimentation française dans une économie agroalimentaire mondialisée et dans un contexte de changement climatique tout en prévenant les contaminations chimiques.
  • Atelier 9 Faciliter l’adoption par tous d’une alimentation favorable à la santé.
  • Atelier 10 Lutter contre le gaspillage alimentaire.
  • Atelier 11 Réussir la transition écologique et solidaire de notre agriculture en promouvant une alimentation durable.
  • Atelier 12 Lutter contre l’insécurité alimentaire, s’assurer que chacun puisse avoir accès à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde.
  • Atelier 13 Renforcer l’attractivité des métiers de l’agriculture et des filières alimentaires et développer la formation.
  • Atelier transversal
  • Atelier 14 Préparer l’avenir : quels investissements, quel accompagnement technique, quelle recherche pour une plus grande performance environnementale, sanitaire, sociale et économique ?
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