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Éco-pâturage : quand biodiversité rime avec gestion des milieux non cultivés

Anne et Denis Le Duigou de la SCEA de Loc’h Minec’h exploitent, depuis une vingtaine d’années, un élevage de volailles de chair dans le Morbihan. Ils disposent de terres cultivées en céréales. Les surfaces moins propices à la culture sont exploitées en prairies qui sont, le plus souvent, situées à proximité des cours d’eau ou en zone humide.

Le choix de la race Highland Cattle

Afin d’entretenir ces surfaces enherbées, les éleveurs ont d’abord acheté des vaches Jersiaises puis les ont remplacées, en 2011, par d’autres bovins d’une race originaire d’Ecosse, la Highland Cattle. Le cheptel compte à présent quatre Highlands avec un taureau et une vache provenant d’un élevage d’Ille-et-Vilaine et deux génisses nées sur l’exploitation.

Limiter les coûts et le temps passé

L’objectif de cette technique, appelée « éco-pastoralisme » ou « éco-pâturage », n’est pas la rentabilité économique du cheptel mais le maintien ou la restauration du milieu tout en limitant les coûts et le temps nécessaires à la gestion des terres. Cette solution alternative fait appel à des herbivores issus particulièrement de races rustiques qui s’adaptent toutes facilement aux différents milieux et sont naturellement résistantes aux maladies.

Un retour d’expérience très positif

Anne et Denis ne voient que des avantages à utiliser cette race pour pâturer les prairies car les besoins des Higlands Cattle sont limités. Cette race est résistante et mange tout type de plante herbacée. La vache Highland possède également un instinct maternel développé. L’approvisionnement en eau et un complément en foin sont fournis par l’éleveur. Une surveillance régulière des animaux et du bon état de la clôture est également nécessaire.
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