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PRÉVALAND : la démédication au service des éleveurs et de la santé publique

En octobre 2016, de nouveaux éleveurs de porcs sont entrés dans la démarche PRÉVALAND. Conscients que la résistance bactérienne aux antibiotiques est une problématique réelle et largement partagée entre le monde animal et l’homme, ces éleveurs se sont engagés à réduire le recours à ces médicaments. Accompagnés par la Coopérative, ils ont relevé ce défi avec l’objectif de maintenir ou d’améliorer leurs performances.

Au départ, les questions étaient nombreuses. Mon taux de perte ne va-t-il pas s’envoler ? Les croissances seront-elles toujours aussi bonnes ? Quel impact sur mon taux de saisie ? 10 mois après le démarrage, plus de 15 000 porcs ont été abattus. C’est donc l’heure des premiers bilans. L’examen des bordereaux de pesées et les analyses de Gestion Technico-Économique GTE montrent une stabilité du niveau de pertes et des résultats de croissance. Bien sûr, chaque situation est différente, mais individuellement aucune dégradation n’a été notée. Du point de vue des saisies à l’abattoir, on note également une baisse des causes locomotrices et pulmonaires.

Pour la santé publique : des usages d’antibiotiques divisés par 2

PRÉVALAND n’interdit rien ! Le bien-être animal, c’est aussi l’absence de souffrance et de maladie. Comme pour nous-mêmes ou nos enfants, les antibiotiques sont indispensables pour soigner les animaux atteints de maladies bactériennes. L’engagement pris par les éleveurs consiste en une utilisation raisonnée et réduite de ces médicaments, ainsi qu’en une traçabilité renforcée (identification individuelle de la carcasse) en cas de nécessité de traitement.

Ces usages sont régulièrement suivis à travers un calcul ALEA*. Cet indice reflète l’exposition des animaux aux antibiotiques et permet de se situer, indépendamment de l’espèce, y compris par rapport aux animaux de compagnie ou à l’homme. En 10 mois, les éleveurs PRÉVALAND ont réduit de moitié leur exposition aux antibiotiques. L’ALEA moyen est passé de 0,527 à 0,226. Leur niveau d’exposition est à présent près de 4 fois inférieur à la moyenne des porcs français.

Si la viande ainsi produite n’est pas différente d’une viande de porc conventionnelle, le contexte de production évolue. Au-delà des résultats techniques et économiques, les éleveurs minimisent leur impact collectif sur la santé publique et participent ainsi à la pérennité de nos systèmes de soins. ils assurent également la pérennité de leurs élevages, face à l’évolution de la demande.

* ALEA signifie Animal Level of Exposure to Antimicrobial.

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