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Une collecte 2018 rapide et qualitative, des rendements en baisse

En 2018, le Groupe Le Gouessant a engrangé 130 000 tonnes de céréales à paille et oléoprotéagineux, soit 20 % de moins qu’en 2017 qui était une excellente année en termes de rendement.

La météo estivale plus que clémente a permis de moissonner en continu. Le battage des premières orges a démarré le 26 juin, celui des blés le 7 juillet et, en l’espace d’un mois, tout ou presque était déjà rentré dans les silos. Les conditions de récolte ont mis les séchoirs au chômage partiel. En effet, un faible pourcentage de la récolte a été séché ce qui, dans notre région, est extrêmement rare pour être souligné. La qualité est au rendez-vous. Mais, en raison d’un printemps pluvieux puis d’un temps sec sur la fin de cycle, des baisses de rendements significatives sont à déplorer sur toutes les cultures, à l’exception du colza.

Des rendements pénalisés

Le rendement moyen en orge plafonne à 62 quintaux/ha, ce qui explique le recul de 23 % de la collecte par rapport à la moisson 2017. Le poids spécifique moyen s’établit à 64 et le taux d’humidité à 13,4 %. Le Gouessant a collecté 87 000 tonnes de blé, soit 18 % de moins qu’en 2017 pour des emblavements identiques. Le rendement moyen est faible à 67 quintaux/ha, avec une excellente teneur en protéine de 11,4 %, un poids spécifique de 78,6 et un taux d’humidité de 14 %. Le colza est la culture qui tire le mieux son épingle du jeu sur le plan agronomique, avec un rendement moyen de 35 quintaux/ha qui reste très correct sous notre latitude. La collecte de colza n’est en conséquence qu’en léger recul de 6 %. Seule la moitié des surfaces initialement prévues en féverole a pu être semée en raison de la forte pluviométrie printanière. Pour autant, Le Gouessant confirme, pour la seconde année consécutive, sa volonté de relancer la production locale de féverole en vue d’assurer l’autosuffisance de ses approvisionnements notamment pour la fabrication des aliments veaux de boucherie. 

Des cours en hausse

Au final, le bilan de la collecte 2018 reste mitigé. La récolte de blé tendre a reculé de 30 millions de tonnes sur le plan mondial, notamment en raison de conditions météorologiques défavorables en Europe et sur le pourtour de la Mer Noire. Les fortes pluies du printemps, combinées à la sécheresse estivale, ont pesé sur les volumes. Seule consolation pour les producteurs : la baisse des rendements est compensée par le rebond des prix.

Céréales bio

Cette année en bio, les cultures ont dû composer avec des conditions climatiques exceptionnelles. Période humide suivie d’une période chaude, les céréales ont souffert, impactant ainsi les rendements d’été. Malgré des résultats quelque peu décevants, les surfaces ensemencées augmentent. Et pour cause ! Les conversions vers le bio s’accélèrent ces dernières années. 

Des mesures ont été prises afin d’accompagner l’essor des productions céréalières bio dans l’Ouest. Un nouveau silo sort de terre à Châteaubourg pour augmenter la capacité de stockage. Sa mise en service est prévue l’été prochain. Ce nouveau site sera en partie dédié au travail des grains destinés à l’alimentation humaine. L'UFAB s’ouvre à de nouvelles productions comme le blé noir, autrement appelé sarrasin ou l’avoine de floconnerie.

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