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Biodiversité : elle intéresse l’industrie aussi

C’est une première en Côtes-d’Armor ! L’association VivArmor Nature et Le Gouessant ont entrepris une enquête sur la biodiversité du site industriel de Saint-Aaron. Après une phase d’observation des espèces présentes aux alentours de l’usine, des axes de travail se dégagent pour concilier biosécurité industrielle et richesse du milieu.

« Travailler avec des entreprises comme Le Gouessant est inédit pour nous sur le territoire de Lamballe Terre & Mer. Le site de Saint-Aaron nous paraît particulièrement intéressant, notamment du fait de sa situation entre l’espace protégé des Landes de la Poterie au sud-ouest et celui du secteur de la Maritaine au nord-est » commente Pierre-Alexis Rault, chargé de mission scientifique au sein de VivArmor Nature. Muni de jumelles et d’un filet à papillons, ce naturaliste met tous ses sens en éveil pour détecter le moindre signe de vie.

Y a de la vie !

À côté de la voie ferrée, il montre à Agnès Guy, responsable du service Environnement Le Gouessant, un Lézard des murailles qui se réchauffe sur une pierre au soleil. « En Côtes-d’Armor, c’est une espèce que l’on trouve essentiellement sur le littoral et dans quelques villes. Elle n’était pas connue du secteur » note-t-il. Dans les lagunes qui recueillent les eaux pluviales, Pierre-Alexis repère pas moins de 4 espèces de demoiselles : l’Agrion élégant, l’Agrion porte-coupe, l’Agrion mignon, la Naïade au corps vert et de 2 libellules : l’Anax Empereur et le 

Gomphe joli… Tandis que les Grenouilles vertes coassent à cœur joie, une Buse variable survole le site en majesté. Une famille nombreuse de Canards colvert prend son bain du matin. Une Linotte mélodieuse, espèce classée vulnérable en France, fait ses gammes. Un couple de Rouges-queues noirs a profité des installations pour s’établir. Assurément, il y a de la vie sur le site de Saint-Aaron !

Des pistes d’action

Grâce à ces observations naturalistes, les deux partenaires ont identifié quelques thématiques permettant de concilier maintien de la biodiversité et impératifs de l’activité industrielle. Il est par exemple envisagé de tester l’installation de nichoirs à rapaces dans des lieux stratégiques afin de chasser les pigeons, les goélands et les rongeurs pouvant occasionner des dégâts. La création d’un refuge à papillons et l’aménagement d’échappatoires à hérissons sont à l’étude. « Nous avons également repéré une zone délaissée au pied de l’usine qui peut gagner en biodiversité moyennant une gestion légère » commentent Agnès et Pierre-Alexis. Opération à suivre…

En bref

Créée en 1974, l’association VivArmor Nature œuvre à l’étude de la nature et à la protection de l’environnement dans les Côtes-d’Armor. Elle compte 950 adhérents et 5 salariés, dont 3 chargés de mission, une assistante et un directeur.

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